Il part de Mont-Saint-Aignan en rollers pour rallier Marseille et offrir des vacances à des enfants haïtiens

Un Normand de 25 ans s’est élancé début mai pour traverser la France en rollers, seul et en autonomie, au profit d’une association qui œuvre pour l’éducation des enfants en Haïti.

Il y a des gens qui passent leurs congés à recharger les batteries. Et puis il y a Émilien Lafforgue. Ce jeune homme de 25 ans originaire de Mont-Saint-Aignan a choisi de troquer le canapé contre une paire de rollers et une tente, pour relier son quartier à Marseille, soit plus de 1 000 kilomètres à avaler à raison de 50 à 60 km par jour, sac de 11 kg sur le dos.

Une traversée avec un objectif solidaire

Ce n’est pas son premier tour de piste. Émilien avait déjà réalisé une traversée de la France en rollers en 2021. Mais cette fois, il voulait donner un sens supplémentaire à l’aventure. C’est Rosemitha Pimont, une amie d’enfance retrouvée, qui lui a fourni cette raison. Originaire d’Haïti, elle est à l’origine de l’association Educ’Timoun, fondée il y a cinq ans et implantée dans son village natal de Pays Pourri. L’idée d’Émilien était simple : transformer ses kilomètres en levier de collecte pour financer les projets de l’association sur place.

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Le camp Lud’Éduc au cœur du projet

Au cœur de la collecte : le camp Lud’Éduc, un camp de vacances qui réunit chaque été près de 150 enfants issus de cinq écoles pour des activités culturelles et sportives encadrées par des intervenants locaux, repas inclus. Un dispositif concret, dans un pays où ce genre d’accès n’a rien d’évident.

Parti de Rouen, direction Marseille

Parti le 4 mai depuis les grilles de son ancienne école primaire à Mont-Saint-Aignan, Émilien doit arriver à Marseille le 25 mai. En chemin, il jongle entre l’effort physique, environ 8 heures de roller par jour, et la documentation de l’aventure : captation vidéo pour un futur documentaire, réseaux sociaux animés au quotidien. Autant dire qu’il ne chôme pas une fois les rollers enlevés.

Si le défi sportif est impressionnant, c’est l’objectif de cagnotte qui lui tient le plus à cœur. Un coup de pouce, même modeste, fait la différence pour les enfants de Pays Pourri.